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DÉMYSTIFIER - LES INFECTIONS VAGINALES

DÉMYSTIFIER

LES INFECTIONS VAGINALES

Chez la femme adulte, les infections vaginales représentent le motif le plus fréquent de consultation médicale. Les statistiques nord-américaines soulignent que trois femmes sur quatre souffriront d’une infection vaginale dans leur vie et que, pour 15% à 20% d’entre elles, le problème sera récurrent.

Une infection vaginale est une infection embarrassante. Pour soulager rapidement les symptômes désagréables, pour sauver du temps et parce que consulter pour une infection vaginale est une expérience plutôt « gênante », nombreuses sont les femmes qui essaient les traitements offerts en vente libre dans les pharmacies… et ce, très souvent sans succès.

DÉMYSTIFIER LES INFECTIONS VAGINALES

VAGINOSE BACTÉRIENNE, VAGINITE À LEVURES, VAGINITE À TRICHOMONAS.
·Conséquence directe d’un déséquilibre de la flore vaginale, la vaginose bactérienne représente 50% des infections vaginales. Elle se manifeste par des pertes vaginales importantes et surtout, par une odeur désagréable « de poisson ». Sauf exception, cette infection n’entraîne habituellement pas de démangeaisons ni d’irritations. Par contre, elle présente des risques de complications (salpingite, stérilité, grossesse ectopique, accouchement prématuré, infection post-chirurgicale, etc.) et son traitement est essentiel. Dans le cas d’une vaginose bactérienne, l’autotraitement avec des crèmes, des comprimés ou des ovules antifongiques demeurera inefficace parce qu’il ne s’attaque pas à la cause. Pire encore, ces traitements ne font qu’accentuer le déséquilibre de la flore vaginale. ·La vaginite à levures (ou à champignons) représente 40% des infections vaginales et se manifeste par des pertes vaginales blanches, grumeleuses, plutôt inodores. Elle s’accompagne toujours d’irritations et de démangeaisons vaginales, accentuées pendant et après les relations sexuelles.

·La vaginite à Trichomonas est une maladie transmise sexuellement (MTS) et touche 10% des femmes affectées par des infections vaginales. Elle provoque des pertes jaunâtres malodorantes, s’accompagne de démangeaisons et d’irritations vulvo-vaginales, ainsi que d’une sensation de brûlure à la miction.

Les lactobacilles (bactéries amies) composent 95% d’une flore vaginale saine et ont pour rôle de garder sous contrôle la prolifération de bactéries pathogènes et le développement anarchique du Candida albicans. En adhérant à la muqueuse vaginale, ces lactobacilles développent une couche protectrice qui empêchent les bactéries pathogènes d’infecter la région vaginale.

Pour que les bactéries pathogènes et le Candida albicans se développent, il faut que le terrain soit propice. Qu’est-ce qui peut modifier le terrain et le rendre fragile aux infections ?

·Certains médicaments, en particulier les antibiotiques, les anovulants, les traitements hormonaux, les stérilets, les spermicides.

·L’hygiène : l’utilisation de serviettes hygiéniques parfumées, les douches vaginales, les bains moussants, les sous-vêtements synthétiques, les vêtements trop serrés, etc.

·Certaines maladies, comme le diabète, les MTS, etc.

·Une alimentation trop sucrée et trop grasse. Une consommation exagérée de café, de cola, de chocolat, d’alcool.

·Une vie sexuelle instable ; par exemple, de multiples partenaires.

VIVRE AU RYTHME DE LA LUNE
Plus ou moins bien réglé par le maître horloger, le cycle hormonal de la femme cherchera à s’adapter au cycle lunaire « oestrogènes (14 jours)/progestérone (14 jours)». Chacun de ces passages hormonaux modifie le pH vaginal, change les sécrétions et, chez certaines femmes, le moindre dérèglement crée un milieu propice au développement d’une infection. Les fluctuations hormonales qui accompagnent la grossesse et la ménopause peuvent aussi servir de déclencheurs à une infection vaginale.

LES PROBIOTIQUES : ESSENTIELS POUR RESTAURER ET PROTÉGER LA FLORE VAGINALE Peu importe le traitement choisi pour éradiquer l’infection, il demeurera toujours important, d’un point de vue naturopathique, de recoloniser la flore vaginale. Parmi les bactéries qui composent un écosystème vaginal sain et entretiennent un pH idéal avoisinant 4, cinq variétés sont présentes en grande quantité : les lactobacillus acidophilus, les lactobacillus Bulgaricus, les lactobacillus casei, les lactobacillus rhamnosus et les streptococcus thermophilus.

Pour agir directement sur ce fragile et complexe équilibre, l’utilisation de capsules de probiotiques sous forme vaginale s’avère une approche naturelle des plus intéressantes. Il demeure toutefois important de choisir une formule vaginale qui regroupe un vaste éventail de probiotiques et en particulier, les cinq souches mentionnées plus haut. Parmi celles-ci, le lactobacillus casei mérite une attention particulière. Par son action, il affaiblit les bactéries pathogènes, les empêche de survivre et acidifie suffisamment la flore vaginale pour aider à renverser le processus d’infection. De plus, le lactobacillus casei contribue à enrayer la bactérie responsable de la forte odeur de poisson caractéristique de la vaginose bactérienne.

FINIS LES TABOUS !
Mal soignées, les infections vaginales favorisent la réinfection. Les probiotiques sous forme vaginale peuvent vous aider à restaurer une flore vaginale déstabilisée. Selon l’infection en cause, ils peuvent être utilisés comme unique traitement ou être recommandés avant, après ou simultanément avec d’autres thérapies.

Sur le marché québécois, sous le nom de Probiostat, la compagnie Valeo Pharma commercialise une excellente formule vaginale de probiotiques qui contient les cinq espèces les plus importantes de bactéries, incluant le lactobacillus casei. Informez-vous !

Lise Guénette, ND.A.
Membre de l’Association des naturopathes agréés du Québec

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